Quel est le financement adapté à mon entreprise et où le trouver ?

Les financements classiques en prêt
Le secteur de la microfinance est en développement rapide en Afrique et au Moyen-Orient ces dernières années. La microfinance, loin d’être réservée aux artisans, peut être très adaptée à des entrepreneurs qui démarrent, ou à ceux qui ont besoin d’un montant initial limité. Les prêts peuvent aller jusqu’à quelques millions de FCFA. Le délai pour obtenir un crédit est le plus souvent court et les procédures sont assez standardisées. Cependant, la maturité du prêt (horizon de remboursement) est courte elle aussi et les taux d’intérêt sont habituellement plus élevés que dans le secteur bancaire. Si la microfinance est donc une solution de démarrage ou de dépannage à ne pas négliger, elle ne permet pas toujours aux entreprises à fort potentiel d’investir sur le long terme.

Les banques commerciales se sont aussi multipliées sur le continent. Elles jouent un rôle important pour les entreprises les plus structurées. Elles peuvent prêter sur une longue durée. Avant de pouvoir accorder un prêt à une entreprise, les banques ont besoin des éléments suivants :
– des données financières fiables sur les deux ou trois dernières années de l’entreprise,
– une bonne explication de l’activité, des conditions de paiement des clients et des fournisseurs,
– des garanties solides, matérielles ou en numéraire (personnelles ou celles de l’entreprise),
– un niveau de fonds propres suffisant dans l’entreprise.
La relation de confiance avec la banque se construit dans la durée. Pour le développement d’une entreprise, un bon partenariat avec une banque, qui la suivra dans son évolution, est un facteur clé de succès !

Le financement en fonds propres : un instrument très adapté aux entreprises en croissance
Le financement en fonds propres est récent en Afrique. Financement de long terme, permettant de prendre des risques, il est pourtant adapté aux entrepreneurs en démarrage ou en croissance. En situation de croissance, l’entreprise a besoin de conserver sa trésorerie pour se développer, au lieu de devoir rembourser des prêteurs.
A la différence des autres financeurs, le capital-investisseur prend le risque de perte totale de capital lorsqu’il finance une entreprise : il investit en actions et devient associé de l’entrepreneur. Il doit donc être très sélectif dans le choix des entrepreneurs qu’il accompagne et conduit un processus d’instruction (la « due diligence ») approfondi. Étant donné le risque pris, et le temps passé avec chaque entreprise, l’investisseur en capital recherche des entreprises en phases de croissance forte ! L’investisseur fait tout pour que la société financée connaisse un développement rapide et il n’hésite pas à passer du temps à soutenir l’entrepreneur… L’investissement en capital est donc aussi un outil d’accompagnement très utile pour l’entrepreneur et son équipe qui peut s’appuyer concrètement sur cet associé particulier pour discuter de nombreux sujets.
L’investissement en fonds propres est souvent le fait d’amis ou de la famille des entrepreneurs pour des montants plus ou moins élevés. Rares sont encore les réseaux structurés de « business angels » ou les sociétés d’investissement en mesure de financer un nombre important de petites entreprises. C’est pourtant le cas de Teranga Capital au Sénégal, Sinergi Burkina au Burkina Faso et Sinergi Niger au Niger.