Quel est le bon moment pour s'inscrire en MBA ?

Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour s’inscrire en MBA, à condition que l’on soit professionnellement et personnellement préparé. Décider à quelle période d’une carrière s’inscrire en MBA est cependant l’une des décisions professionnelles les plus difficiles qu’une personne est susceptible de prendre. Elle ne doit pas être prise à la légère car le cours exige des engagements importants de capital et de temps.

Au fur et à mesure que les étudiants potentiels d’Afrique et du Moyen-Orient se décident ou non à poursuivre un MBA l’année suivante, il faut souligner qu’il ne faut y penser que lorsque le candidat est capable de gérer cet engagement.
C’est le point de vue de Martin Butler, maître de conférences à la Stellenbosch Business School et lui-même titulaire d’un MBA de cette institution. L’âge moyen pour étudier un MBA à l’école de commerce, explique-t-il, est 34 ou 35 ans, un âge où les professionnels cherchent souvent à accéder aux échelons supérieurs de la hiérarchie. Indépendamment de l’âge auquel il peut s’inscrire en MBA, l’individu doit être prêt professionnellement et personnellement.
« Les candidats au MBA sont généralement des individus qui veulent acquérir les connaissances nécessaires pour progresser dans leur carrière, se préparer à un poste de direction ou de haut cadre, ou acquérir des compétences pour évoluer dans un rôle qu’ils ou elles occupent déjà, mais pour lequel ils ou elles ne sont pas encore entièrement outillés. »
Butler dit qu’il y a beaucoup de variables à prendre en compte lorsque l’on s’interroge sur la période opportune dans une carrière pour commencer un programme de MBA. « En étudiant pour un MBA, beaucoup de votre temps personnel sera sacrifié, et vous aurez moins de temps pour votre famille. En outre, la pression combinée de la gestion de la famille, d’un emploi et du travail scolaire peut être très difficile. Les étudiants ont besoin d’un soutien pour pouvoir y faire face. La famille et les collègues de travail doivent être prêts à aider et à libérer du temps pour l’étudiant en MBA. »
Butler ajoute qu’il est préférable pour l’étudiant d’un programme de MBA de s’y consacrer à temps plein. « Nous constatons que les étudiants à temps plein mettent beaucoup d’efforts dans leurs études. Étudier à temps plein permet aux étudiants de se concentrer sur leurs études avec moins de distractions. »
Toujours selon lui, il n’est pas rare de voir évoluer très fortement la carrière des étudiants qui ont terminé un MBA à temps plein. « Cela leur permet de planifier une carrière dans leur domaine d’intérêt. Ayant été exposés à toutes les disciplines de gestion différentes, il devient beaucoup plus facile pour les étudiants de déterminer quels chemins leurs carrières devraient prendre. »

Il ajoute qu’un candidat en MBA doit avoir une faim d’apprendre, de découvrir, de questionner et de collaborer. « Ce n’est pas une qualification où le contenu est donné à un individu qui doit ensuite le digérer et le régurgiter lors de l’évaluation. Le candidat idéal doit choisir de faire un MBA pour l’expérience d’apprentissage et non pas pour le statut lié à l’obtention du diplôme. »
Selon Butler, l’un des avantages de faire un MBA à temps partiel ou modulaire plus tard dans la vie est que l’individu sait ce que les autres ne savent pas. « Un MBA consiste autant à apprendre des autres, de l’enseignant et des supports de cours qui guident le processus. En partageant des expériences et en observant, les étudiants peuvent apprendre les uns des autres et ceux qui sont plus expérimentés deviennent souvent des modèles pour les plus jeunes candidats. »
Il souligne également que s’engager dans un programme de MBA à temps partiel ou modulaire est souvent le choix préféré des étudiants, étant donné que nombre d’entre eux ne peuvent se permettre de mobiliser une année entière pour étudier à temps plein. L’obtention d’un MBA à temps partiel signifie que les étudiants sont en mesure de gagner un revenu tout en terminant le cours.
Toutefois, Butler explique que suivre un MBA modulaire ou à temps partiel n’est pas une mince affaire. « Plus le temps a passé depuis l’apprentissage formel, plus il devient difficile de se remettre sur les rails. Avoir fini ses études depuis moins de cinq ou dix ans permet de retrouver plus vite la dynamique. »
Il conclut en disant que les étudiants à temps partiel ou modulaires sont généralement dans une situation où ils ont une jeune famille et sont employés à temps plein. Dans de nombreux cas, ces étudiants font face à plus de défis que, par exemple, un étudiant à temps plein de 26 ans.